LE DEFI DE l’ARDENT

500 m

(PASS COMPETITION FFN)

 

SAMEDI 21 juillet 2018 – 10 heures

 

Epreuve découverte destinée aux nageurs à partir de 10 ans, elle consiste, à partir de la Grande Plage de Quiberon, en un aller-retour le long de la plage pour rejoindre le site du naufrage de l’ARDENT, vaisseau français de 60 canons qui s’échoua en baie de Ker en Treh le 12 octobre 1746, poursuivi avant d’être incendié par les anglais.

 

Nage libre (sans palmes ni tuba)

 

Combinaison isothermique type Triathlon autorisée

 

Distance : 500 m

 

Temps limite : 20 minutes

 

Retrait des bonnets et marquage des nageurs : samedi 21 juillet 2018 de 8 heures à 9 heures 30 sur le terre-plein dominant la plage face à l’hôtel ALBATROS, 24 quai de Belle Ile

 

Rappel du règlement et des consignes de sécurité à 9 heures 50

 

Départ : 10 heures

 

Départ et arrivée : Sur la grande plage de Quiberon, à proximité du môle est de Port Maria.

 

Le parcours est jalonné par 2 bouées orange virées épaule gauche.

 

L’épreuve est ouverte à tous les nageurs à partir de 10 ans, attestant de leur capacité à la natation en eau libre.

 

Pour s’inscrire, les nageurs devront :

 

être licenciés à la Fédération Française de Natation,

ou

être licenciés à la Fédération Française de Triathlon

ou

être non licenciés, mais titulaire d’un certificat médical de moins de trois mois attestant de leur capacité à la natation.

 

Autorisation parentale obligatoire pour les mineurs.

 

Inscription : 5 €

 

Epreuve limitée à 200 nageurs.

LES SOLUTIONS DE REPLI

 

La décision d’annuler l’un ou l’autre des DEFIS ou de modifier les parcours en fonction des conditions météorologiques, peut-être prise à tout moment par les organisateurs.

 

En cas de conditions imposant d’annuler l’épreuve, il pourrait être décidé de la reporter au samedi 4 août 2018.

 

UN PEU D’HISTOIRE :

LE NAUFRAGE DE L’ARDENT

La baie de Quiberon est riche d'histoires de mer, d'embarquements vers de lointains horizons, de commerces, de pêche, d'escales heureuses... mais aussi de naufrages qui sont restés gravés dans la mémoire. Le naufrage de l’ARDENT, tout comme celui du CARL BECH, est l’un d’entre eux.

L’ARDENT, vaisseau de troisième rang de 60 canons, fut lancé en 1723. Il est armé en 1734 pour combattre les Russes, mais le projet fut ajourné. Le 18 janvier 1741, il est attaqué avec 3 autres vaisseaux par 6 vaisseaux Anglais au cap Tiburon au sud-ouest de Saint-Domingue, et prend l'avantage.

Le 12 octobre 1746, L'ARDENT revient de la désastreuse campagne menée par le Duc d'Erville contre les anglais au large des côtes d’Amérique. La flotte est décimée par la famine et le scorbut qui emporte son chef et près de 8000 hommes.

Séparé de l’escadre par une tempête, l’ARDENT parvient à rejoindre seul la France. Poursuivi par une escadre anglaise commandée par l’Amiral Lestock, il se réfugie au Palais à Belle Ile en Mer.

Plusieurs dizaines de marins sont mourants, atteints du scorbut.

Contraint d’appareiller, il tente de trouver refuge à Quiberon en baie de Ker en Trec’h délimitée à l’est par la pointe de Beg er Vil (Pointe mauvaise), et à l’ouest par la pointe de Beg er Lann (Pointe de la lande), et mouille devant la grande plage de Quiberon, afin de se mettre à l’abri des batteries côtières installées sur les deux pointes.

Les batteries sont trop faiblement armées pour gêner les navires anglais qui disposent d’une impressionnante artillerie.

Ils canonnent l’ARDENT, un boulet parvient à couper son mouillage. Le navire vient s’échouer sur la Grande Plage.

Le vaisseau est évacué à l’exception de 40 scorbutiques intransportables.

Le 14 octobre, Monsieur de Charmy, commissaire des classes à Vannes parvient à faire retirer 250 fusils et 50 sabres du navire pour armer ses faibles troupes en prévision d’un débarquement des anglais.

Le 15 octobre Lord Sinclair et ses troupes débarquent à Quiberon. Les anglais examinent la possibilité de renflouer l’ARDENT, mais doivent renoncer.

L’un d’entre eux y met de feu. Pouvait-il ignorer la présence des 40 scorbutiques à bord, lesquels mourront tous brulés vifs ?

En 1961, lorsqu’il est décidé de fermer l’accès ouest de Port Maria et d’aménager la passe coté est, il est entrepris de construire l’actuel môle où accostent les bateaux en provenance de Belle Ile.

La construction des fondations du futur feu vert qui doit jalonner l’entrée du port, est confiée à un scaphandrier du Guilvinec, Gilbert AUDOUIN, qui tombe sur des restes de l’ARDENT. Des canons sont remontés par la Direction de L'Equipement. A l’exception de l’un d’entre eux conservé au Musée de Quiberon, ils termineront malheureusement tous à la décharge de Kerniscop.

En 1967, la cale du bateau de Belle Ile est agrandie, deux autres canons sont relevés. Alors qu’ils allaient subir le même sort que les précédents, un quiberonnais, Louis CARIOU, décide de les sauver. Ils sont toujours visibles devant le restaurant « LE CORSAIRE » sur des affuts refaits sur plan d’époque.

Dans les années 70, des plongeurs de la gendarmerie à l’entrainement découvrent une ancre sur le site du naufrage de l’Ardent face à la grande plage. Cette ancre présente toutes les caractéristiques de l’époque de l’Ardent. Elle est relevée.

En 2001, l’ARDENT fait à nouveau parler de lui.

Le Conseil Général du Morbihan entreprend d’approfondir le chenal d’accès au port afin de permettre au Vindilis, dernier né de la flotte des courriers vers les îles, de pouvoir accoster à Port Maria quel que soit le coefficient de la marée. Les travaux font apparaître les restes d’un navire en bois à proximité de l’endroit où travaillait le scaphandrier AUDOUIN en 1961. Le Département de Recherche en Archéologie Sous-Marine du Ministère de la Culture fait surseoir aux travaux en attente de pouvoir expertiser l’épave. Après leur passage, le dragage provisoirement interrompu reprend. A la demande du DRASSM,  les quelques éléments de bois de l’ARDENT découverts, sont regroupés au pied du grand môle de Port Maria où ils attendent toujours une nouvelle destination.

Une seconde partie de l’épave localisée à proximité du feu blanc d’alignement d’entrée du port était connue de Guy RIVIER, plongeur professionnel.

En 2003, le sondage de ce site est confié à une équipe de plongeurs bénévoles dirigée par André LORIN.

En dégageant le site à la suceuse, quelques canons ainsi qu’un élément conséquent de  charpente sont retrouvés. Des pièces d’affuts de canons en bois, quatre courbes de bau en fer et une ferrure d'étambot sont identifiés ainsi que des balles de plomb caractéristiques des armes livrées à cette époque aux Antilles.